Pourquoi purifier l’air intérieur avec des plantes ?
Faire entrer la nature dans son foyer ne relève pas uniquement du plaisir esthétique. Certaines plantes dépolluantes possèdent une réelle capacité à filtrer les substances nocives présentes dans l’air intérieur. Dans un monde où nous passons en moyenne 90 % de notre temps à l’intérieur (EPA, 2021), s’entourer de végétaux devient un réflexe aussi décoratif que bénéfique pour la santé.
Des recherches scientifiques qui confirment leur efficacité
La célèbre étude menée par la NASA (Wolverton et al., 1989) a démontré qu’un certain nombre de plantes pouvaient éliminer jusqu’à 87 % des polluants atmosphériques en seulement 24 heures dans un environnement clos. Elles agissent via un mécanisme synergique : absorption par les feuilles, purification par les racines, et action de micro-organismes symbiotiques présents dans le substrat.
Quels polluants sont concernés ?
Nos logements contiennent de nombreux composés organiques volatils (COV), émis par :
- Les peintures, colles, vernis ;
- Les meubles en aggloméré ;
- Les produits d’entretien ménager ;
- Les tapis, rideaux ou textiles synthétiques.
Ces substances – comme le formaldéhyde, le toluène, ou le trichloréthylène – peuvent provoquer des maux de tête, des troubles respiratoires, voire des effets cancérigènes à long terme (OMS, 2021).
Avantages des plantes purifiantes dans une maison
Intégrer ces plantes dans son intérieur permet de :
- Réduire naturellement la pollution de l’air sans équipement électrique ;
- Améliorer le taux d’humidité via l’évapotranspiration (idéal contre les irritations oculaires ou respiratoires) ;
- Favoriser le bien-être psychologique (concentration, réduction du stress, amélioration du moral), comme l’ont démontré les recherches de Bringslimark et al. (2009).
Données alarmantes sur la pollution intérieure
Le CSTB (France, 2017) indique que l’air intérieur est 5 à 10 fois plus pollué que l’air extérieur. De son côté, l’Organisation mondiale de la santé rapporte que 3,2 millions de décès prématurés sont causés chaque année par la pollution domestique. Ces chiffres soulignent l’importance de créer un environnement intérieur plus sain grâce aux plantes.
Les meilleures plantes purifiantes selon les études
Ficus elastica (caoutchouc)
Le ficus elastica est l’un des meilleurs purificateurs naturels. Facile d’entretien, il préfère une lumière tamisée et nécessite peu d’arrosage. Une étude menée par Sriprapat & Thiravetyan (2013) a démontré qu’il pouvait éliminer jusqu’à 60 % de formaldéhyde en 24 heures.
Dracaena fragrans (plante maïs)
Esthétique et robuste, cette dracaena est particulièrement efficace contre le trichloréthylène et le xylène. Elle est capable de filtrer jusqu’à 70 % des polluants identifiés dans l’étude de la NASA, même en conditions de faible luminosité.
Hedera helix (lierre anglais)
Cette plante grimpante absorbe efficacement le benzène et le formaldéhyde. L’étude de Wood et al. (2002) a observé une réduction de 89 % du benzène en 24 heures. Attention toutefois : cette espèce est toxique pour les animaux domestiques.
Epipremnum aureum (pothos)
Le pothos, ou scindapsus, est une plante d’intérieur très résistante. Elle filtre le formaldéhyde, le toluène et le monoxyde de carbone. Selon l’étude de Wolverton, elle peut éliminer jusqu’à 73 % de formaldéhyde dans un espace clos.
Plantes d’intérieur purifiantes : d’autres espèces incontournables
Dypsis lutescens (palmier bambou)
Apprécié pour son élégance tropicale, le palmier bambou s’avère également très efficace dans les pièces humides. Selon une étude de Dutta & Roy (2012), il réduit jusqu’à 50 % de formaldéhyde en 12 heures. En prime, il libère jusqu’à 1 litre d’eau par jour dans l’air, favorisant une meilleure humidité ambiante.
Nephrolepis exaltata (fougère de Boston)
Classique parmi les plantes d’intérieur, la fougère de Boston excelle dans l’absorption du xylène et du toluène. Elle apprécie une humidité élevée. L’étude de Meattle (2009) démontre une réduction de 70 % du xylène en espace clos grâce à cette espèce ancienne et robuste.
Spathiphyllum (lis de la paix)
Reconnaissable à ses fleurs blanches, le Spathiphyllum est une plante puissamment dépolluante. Elle absorbe le benzène, l’alcool isopropylique, l’acétone et même les spores de moisissures. ⚠️ Elle est cependant toxique pour les animaux.
Chlorophytum comosum (plante araignée)
Ultra facile à entretenir, le chlorophytum est redoutable contre la fumée de cigarette et le monoxyde de carbone. L’étude de Lohr & Pearson-Mims (1996) indique qu’il peut réduire jusqu’à 96 % de CO. Il se multiplie aisément par rejets.
Sansevieria trifasciata (langue de belle-mère)
Avec son feuillage vertical graphique, la sansevieria est l’une des rares plantes à libérer de l’oxygène la nuit grâce à son métabolisme CAM. La NASA note une réduction de 52 % du benzène et 31 % du formaldéhyde grâce à cette espèce robuste et peu exigeante.
Ficus benjamina
Ce ficus classique demande une lumière douce et une certaine stabilité d’environnement. Selon Orwell et al. (2004), il réduit entre 47 % et 70 % du formaldéhyde, toluène et xylène, des polluants courants dans les logements modernes.
Conseils pratiques pour maximiser l’effet purifiant des plantes
- Associez plusieurs espèces complémentaires : chaque plante filtre un type de polluant différent.
- Respectez une densité d’une plante tous les 9 à 10 m².
- Nettoyez régulièrement les feuilles pour éviter l’accumulation de poussière.
- Privilégiez des pots avec bon drainage pour éviter les excès d’eau.
- Complétez avec une bonne ventilation pour renouveler l’air ambiant.
FAQ – Plantes dépolluantes
Les plantes d’intérieur peuvent-elles réellement purifier l’air ?
Oui. Certaines espèces absorbent les COV (composés organiques volatils) via leurs feuilles, leurs racines et les micro-organismes du sol, selon les recherches de la NASA et d’autres laboratoires.
Combien de plantes faut-il pour purifier efficacement une pièce ?
Pour une efficacité notable, comptez une plante tous les 9 à 10 m². Varier les espèces permet de mieux cibler l’ensemble des polluants.
Les plantes dépolluantes sont-elles dangereuses pour les animaux ?
Oui, certaines comme le Spathiphyllum ou le Hedera helix peuvent être toxiques pour les chiens et chats. Il est donc important de vérifier la compatibilité avec vos compagnons.
Quelles sont les meilleures plantes pour une chambre à coucher ?
Les plantes à métabolisme CAM, comme la sansevieria ou l’aloe vera, sont parfaites. Elles libèrent de l’oxygène la nuit, améliorant la qualité de l’air pendant le sommeil.
Les plantes suffisent-elles à purifier l’air intérieur ?
Non. Elles sont un excellent complément à une bonne aération. Elles ne remplacent pas une VMC, mais elles améliorent sensiblement la qualité de l’air ambiant.
Conclusion : des alliées naturelles pour un air plus sain
Les plantes d’intérieur ne se contentent pas d’embellir nos intérieurs : elles participent activement à la purification de l’air que nous respirons. Même si elles ne remplacent pas un bon système d’aération, elles offrent une solution naturelle, économique et décorative pour mieux vivre chez soi.
Adopter des plantes dépolluantes, c’est faire un pas concret vers un environnement plus pur, apaisant et vivant. Il existe une espèce adaptée à chaque pièce, chaque luminosité et chaque besoin.
Découvrez toutes nos plantes purifiantes sur notre boutique : https://fabelharis.com/nos-plantes-depolluantes