La cuisine est souvent le cœur de notre maison. Pourtant, c’est aussi l’un des lieux les plus exposés à la pollution intérieure. Entre la cuisson des aliments, les vapeurs, les produits ménagers chimiques et une ventilation parfois absente, l’air devient rapidement saturé.
Heureusement, il existe une solution aussi simple qu’esthétique : les plantes dépolluantes. Non seulement elles assainissent l’air, mais elles apportent aussi une touche de verdure apaisante dans cet espace souvent négligé. Découvrons ensemble pourquoi et comment les adopter.
Pourquoi installer des plantes dépolluantes dans la cuisine ?
Les plantes contre les polluants domestiques
Contrairement à une idée reçue, les plantes d’intérieur ne sont pas seulement décoratives. Certaines sont de véritables alliées pour améliorer la qualité de l’air que nous respirons, surtout dans une pièce comme la cuisine.
Certains végétaux possèdent la capacité d’absorber les composés organiques volatils (COV) tels que le formaldéhyde, le xylène ou encore le benzène. Ces substances sont couramment présentes dans les produits ménagers, les revêtements muraux, et les fumées de cuisson.
Selon une étude de la NASA (Wolverton, 1989), des plantes comme le Spathiphyllum, le Chlorophytum ou la Sansevieria peuvent éliminer jusqu’à 90 % des COV en seulement 24 heures dans un environnement fermé.
Des bienfaits sur la santé et le moral
Outre leur pouvoir filtrant, les plantes vertes contribuent à maintenir une humidité ambiante optimale, favorisent la concentration et réduisent le stress.
Une recherche publiée dans le Journal of Physiological Anthropology (2015) révèle que les plantes d’intérieur apaisent le système nerveux et participent à une meilleure sensation de bien-être (Lee et al., 2015).
Le Boston Fern : un purificateur d’air élégant
La fougère de Boston : championne anti-formaldéhyde
Nephrolepis exaltata, plus connue sous le nom de fougère de Boston, est célèbre pour sa capacité à capturer les toxines et réguler l’humidité ambiante.
Ses conditions de culture idéales
Cette plante aime la lumière douce, sans soleil direct. Idéalement placée près d’une fenêtre orientée nord ou est, elle demande un arrosage régulier, sans excès.
Son style végétal dans votre déco
Avec son feuillage retombant et dense, elle apporte une ambiance naturelle et un brin sauvage dans une cuisine moderne aux lignes parfois trop strictes.
Aloe Vera : assainir l’air et remonter le moral
Un filtre à air compact et puissant
L’aloe vera est une plante grasse capable de produire de l’oxygène tout en capturant les polluants issus des produits ménagers ou des matériaux synthétiques. Elle est aussi active la nuit, ce qui en fait un purificateur d’air constant.
Des chercheurs thaïlandais (Sriprapat & Thiravetyan, 2017) ont démontré sa capacité à réduire jusqu’à 90 % du formaldéhyde et des BTEX dans l’air intérieur.
Design graphique et ambiance zen
Avec ses feuilles épaisses, dressées et pointues, l’aloe vera trouve facilement sa place sur un rebord de fenêtre, un plan de travail ou une étagère. Elle insuffle une ambiance apaisante à l’esthétique naturelle.
Le Spathiphyllum : pour une cuisine sereine
Élimination des toxines en continu
Le Spathiphyllum, aussi appelé lys de paix, est l’allié parfait pour une cuisine à la fois raffinée et saine.
Cette plante possède une puissante capacité d’absorption des polluants présents dans les cuisines. Elle capture notamment l’ammoniac, le benzène et le formaldéhyde.
Une étude menée par l’Université de Guelph (Canada) a validé son efficacité dans l’absorption des COV. Le Spathiphyllum faisait même partie du top 10 des plantes dépolluantes de l’étude de la NASA (Wolverton, 1989).
Une esthétique raffinée pour votre cuisine
Ses feuilles brillantes et ses fleurs blanches lui confèrent un aspect chic et minimaliste. Elle préfère une lumière tamisée et une humidité modérée pour s’épanouir.
Le Bégonia rose : une touche de couleur purifiante
Un choix décoratif vibrant
Le bégonia rose attire immédiatement l’œil grâce à ses pétales éclatants. Il est idéal pour réveiller une cuisine aux teintes sobres ou naturelles.
Facile à entretenir au quotidien
Il aime la lumière douce et les arrosages légers. Une cuisine orientée à l’est ou bénéficiant d’une lumière indirecte lui conviendra parfaitement.
Bien que moins documenté scientifiquement, le bégonia améliore l’air par ses échanges gazeux actifs, comme observé dans l’étude de Torpy (2015), publiée dans Urban Forestry & Urban Greening.
Le Palmier Kentia : une élégance tropicale
Un air plus pur, naturellement
Le palmier Kentia est reconnu pour son pouvoir purificateur discret mais efficace. Il capte les toxines légères et augmente légèrement l’humidité ambiante, idéale pour contrer l’air sec dû au chauffage.
Selon Darlington et al. (2013), ce palmier peut filtrer le toluène et les particules fines dans des lieux peu ventilés.
Apport de verticalité dans la décoration
Sa silhouette élancée et ses feuilles étroites créent un effet visuel aéré et structurant. Parfait pour les cuisines ouvertes ou modernes.
La Chaîne de cœurs : simplicité et efficacité
Une plante robuste et discrète
Le Senecio rowleyanus, ou “string of pearls”, se contente de peu : un arrosage modéré et un coin mi-ombragé suffisent. Suspendue dans un panier ou posée sur une étagère, elle purifie discrètement l’air.
Bien que peu étudiée, sa morphologie succulente suggère un potentiel intéressant pour capturer certains COV, comme les aldéhydes. Elle est citée dans les catalogues de phytoremédiation urbaine (Torpy, 2020).
Design bohème et contemporain
Son aspect perlé et tombant s’accorde harmonieusement avec les cuisines bohèmes, naturelles ou de style scandinave.
Les herbes aromatiques : utilité et bienfaits
De l’air plus sain à portée de main
Le basilic, la menthe ou encore le romarin ne sont pas que des condiments : ils libèrent des huiles essentielles aux vertus antibactériennes.
Une publication du Journal of Applied Microbiology (2016) indique que ces huiles peuvent réduire jusqu’à 60 % des bactéries présentes dans l’air intérieur.
Des mini-jardins faciles à créer
Quelques pots alignés sur un rebord de fenêtre suffisent pour créer un mini-potager d’intérieur. À la fois beau, pratique et parfumé, il complète parfaitement une cuisine conviviale.
Le Sansevieria : une plante design et robuste
Une championne de la dépollution
Appelée aussi “langue de belle-mère”, la sansevieria est l’une des plantes les plus résistantes et graphiques. Son style minimaliste et sa robustesse en font un excellent choix pour une cuisine moderne.
Cette plante filtre activement des polluants comme le trichloréthylène, le formaldéhyde ou le toluène, même dans les zones peu éclairées.
D’après l’étude de la NASA (Wolverton, 1989), la sansevieria peut éliminer jusqu’à 80 % du benzène et du formaldéhyde en seulement 24 heures.
Une étude plus récente (Pérez-Urrestarazu et al., 2020) souligne qu’elle continue la photosynthèse la nuit grâce à son métabolisme CAM, contribuant ainsi à une oxygénation nocturne bénéfique dans les espaces fermés.
Une esthétique structurée et moderne
Avec son port vertical rigide et ses feuilles graphiques, elle s’intègre parfaitement dans une cuisine de style industriel. Peu exigeante, elle supporte les oublis d’arrosage.
Le Chlorophytum : longévité et performance
Une filtration continue de l’air
Affectueusement surnommé plante araignée, le chlorophytum comosum reste un classique indétrônable dans le monde des plantes dépolluantes.
Elle absorbe le monoxyde de carbone, améliore l’humidité ambiante et favorise un air plus sain dans votre cuisine.
Selon une étude de Torpy et al. (2014), le chlorophytum peut éliminer jusqu’à 95 % de CO dans une pièce de 30 m³.
Adaptabilité maximale et durabilité
Peu exigeante, elle s’adapte aussi bien aux zones lumineuses qu’à la mi-ombre. Cette plante peut vivre plus de 20 ans, rendant votre coin vert aussi économique que durable.
L’Arbre à argent : entre chance et purification
Symbole de chance et d’équilibre
Connu sous le nom de Pachira aquatica, l’arbre à argent est un symbole de prospérité, tout en étant un excellent purificateur d’air naturel.
Souvent associé au Feng Shui, il est censé attirer la chance et la stabilité. Son tronc tressé unique ajoute une touche décorative surprenante.
Idéal pour les cuisines lumineuses
Il apprécie l’humidité et la lumière indirecte, ce qui en fait un bon compagnon pour les cuisines ouvertes ou orientées sud.
Une étude de Lohr (2011) indique qu’il aide à réduire la température perçue tout en améliorant l’air ambiant par évapotranspiration, même s’il est moins étudié pour la capture des COV.
Créez votre havre de verdure culinaire
Les plantes dépolluantes ne sont pas de simples accessoires décoratifs. Elles transforment votre cuisine en un espace sain, vivant et inspirant.
Qu’il s’agisse de purifier l’air, d’ajouter de la fraîcheur ou de favoriser votre bien-être, il existe une plante adaptée à chaque style et à chaque niveau d’entretien.
Commencez petit, mais pensez grand : un coin vert peut tout changer.
Découvrez notre sélection complète : fabelharis.com/nos-plantes-depolluantes
FAQ – Plantes dépolluantes pour la cuisine
Quelles plantes sont les plus efficaces dans une cuisine ?
Le spathiphyllum, l’aloe vera, la sansevieria ou le chlorophytum sont très efficaces pour absorber les polluants comme le formaldéhyde ou le benzène.
Les plantes résistent-elles à la chaleur et à l’humidité d’une cuisine ?
Oui, certaines plantes comme le Kentia, le spathiphyllum ou le bégonia tolèrent bien l’humidité et les variations de température.
Où placer les plantes dans une cuisine ?
Près d’une fenêtre, sur une étagère, un plan de travail ou suspendues. L’idéal est un emplacement lumineux sans soleil direct.
Peut-on associer plusieurs plantes dans une même cuisine ?
Oui, cela permet de couvrir un plus large spectre de polluants et d’ajouter du volume décoratif. Pensez à varier les formes et tailles.
Faut-il arroser souvent les plantes dans la cuisine ?
Non, la plupart des plantes dépolluantes nécessitent peu d’arrosage, sauf celles comme la fougère de Boston ou le palmier Kentia.